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Tester son audition avec Höra

L'audiogramme tonal,
mais qu'est-ce que c'est ?

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L'audiogramme tonal est l'un des examens proposé à toute personne souhaitant tester son audition, mais la plupart du temps, il n'est pas expliqué. Je vous propose donc de le détailler ensemble, vous pourrez ainsi, si vous le souhaitez, le comparer à votre propre audiogramme.  

À quoi sert ce graphique ?

Cet audiogramme tonal montre quels sons nous entendons et à quel volume.

Il permet de comprendre pourquoi, avec une perte auditive, certains sons sont faciles à entendre et d’autres sont difficiles ou impossibles à entendre.

↔️ En haut : les fréquences :

L’axe horizontal va du : grave ←————————→ aigu

  • À gauche : les sons graves : une voix grave, un bruit de moteur, le son /m/…

  • Au milieu : beaucoup de sons de la parole.

  • À droite : les sons aigus : /s/, /f/, /ch/, certains sons d’oiseaux, etc.

👉 Plus on va vers la droite, plus le son est aigu.

↕️ À gauche : le volume sonore :

L’axe vertical indique le niveau sonore, en décibels (dB).

  • En haut : sons faibles / doux

  • Plus on descend : sons plus forts

Par exemple : chuchotement → conversation → voix forte → cri → bruit très fort

⚠️ Un point important : sur ce dessin, 0 dB n'est pas le silence. Il correspond approximativement à un niveau de référence utilisé pour mesurer l’audition.

La grande zone jaune/orange : la parole

La zone jaune représente approximativement la zone où se trouvent beaucoup des sons de la parole. On l’appelle souvent la « banane de la parole ».

À l’intérieur, on voit des lettres :

  • /m/, /n/, /b/, /d/…

  • /a/, /ou/, /o/, /é/, /i/…

  • /s/, /f/, /ch/, /z/…

Ces sons n’ont pas tous la même fréquence ni le même volume.

 

👉 C’est très important : entendre une voix ne signifie pas forcément entendre tous les sons qui composent les mots, même en étant appareillé.

Exemple concret Imaginez que vous dites : « Sophie prend le bus. »

La personne peut entendre quelque chose comme : « …ofie …rend le …us. » 

Elle doit alors reconstruire la phrase à partir :

  • des sons qu'elle entend,

  • de la lecture labiale,

  • du contexte,

  • de ses connaissances,

  • parfois de la répétition.

Les différentes zones de perte auditive sont représentées sur ce schéma qui montre plusieurs niveaux :

  • Audition normale

  • Perte auditive légère : environ 20–40 dB

  • Perte auditive moyenne : environ 40–60 dB

  • Perte auditive sévère : environ 60–80 dB

  • Audition résiduelle : au-delà de 80 dB

Plus la perte auditive est importante, plus il devient difficile d’accéder aux sons faibles.

Pourquoi peut-on entendre la personne mais mal comprendre les paroles ?

 

Parce que les différents sons de la parole ne sont pas placés au même endroit.

Par exemple :

  • /m/, /n/ → sons plutôt graves

  • /a/, /o/, /ou/ → fréquences plutôt basses ou moyennes

  • /i/, /é/ → plus aigus

  • /s/, /f/, /ch/ → sons aigus

Les sons aigus sont particulièrement importants pour distinguer certains mots.

Par exemple :

« fa » / « sa » / « cha »

ou :

« riz » / « lit » / « lui »

Si les sons aigus sont mal entendus, la personne peut entendre qu’on parle mais perdre des informations importantes pour reconnaître précisément le mot.

Par exemple, une personne ayant une perte auditive importante peut ne pas entendre une partie de la parole lorsqu'elle est prononcée normalement.

💡 Une image simple à retenir : on peut imaginer que la parole est un puzzle. Chaque son apporte une petite pièce :

                                                                                        M + A + R + I = MARIE

Si certaines pièces sont difficiles à entendre, le cerveau doit deviner les pièces manquantes grâce au contexte. C’est pour cela qu’une personne malentendante peut dire : « J’ai entendu la phrase, mais je n’ai pas compris le mot. »

Ce n’est pas forcément un problème d’attention.

Elle a parfois reçu seulement une partie des informations sonores. La suppléance mentale, stratégie cognitive visant à utiliser des compétences cognitives telles que le raisonnement logique, la flexibilité mentale et l'inhibition, aide à compléter ces informations par déduction en fonction du contexte. Seulement, il ne faut ni qu'elle soit trop sollicité (fatigue accrue et/ou risque de quiproquos), ni trop peu utilisée par manque de capactité.

Intérêts de la binauralité

Voici quelques informations sur l'intérêt de la binauralité/l'écoute binaurale - entendre avec les 2 oreilles - qui peuvent aider dans le choix de l'implantation de la seconde oreille ou d'une première implantation dans le cas de cophose.

- Localisation et orientation spatiale possible,

- Sommation de sonie binaurale (gain de 3 à 10 dB), c'est-à-dire entendre plus fort, 

- Meilleure intellegibilité dans le bruit,

- Suppression des angles morts auditifs,

- Fatigue auditive amoindrie,

- Amélioration de la qualité de vie.

© 2035 par Les aventures de Belle. Créé avec Wix.com

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